Flashback, le 20 août 2005… Pour le meilleur et pour le pire? Oui, je le veux.
Depuis le passage de l'ouragan Théo, cette phrase prend tout son sens… Non, je ne pense pas sérieusement que la naissance de notre fils constitue le pire que nous ayons à connaître avec Sandro. Mais en tout cas nous sommes tous les deux d'accord pour dire qu'il faut avoir les reins solides et se serrer les coudes pour passer les premières semaines de vie d'un bébé sans encombres!
En réalité, je vois depuis une dizaine de jours un autre angle d'approche du meilleur et du pire: nous!
Théo est arrivé dans nos vies et nous a déjà profondément transformés. Il parvient à tirer le meilleur de nous: attention, tendresse, patience…
Mais il a peut-être aussi réveillé le pire en nous, ou en tout cas en moi: l'anxiété…
Comme beaucoup de parents, je me pose des questions tous les jours: est-il en bonne santé? est-ce que je fais ce qu'il faut pour lui?… Je me demande parfois si son calme est normal et j'ai envie de le réveiller pour vérifier qu'il respire! Seulement je me dis que je ne dois pas céder à mes angoisses et pour lui et pour moi.
Il y a trois jours, mon père me demandais l'âge que devait avoir Théo pour que je cesse de me faire du souci pour lui. La réponse est évidemment que je m'en ferai toujours. Mais Théo n'était pas là ce fameux 20 août 2005, il n'a pas signé pour le pire. A moi donc de faire en sorte que mes inquiétudes ne deviennent pas un poids pour lui. Ce qui est censé être pour son bien doit impérativement le rester.
Du haut de mon mois et demi de vie de mère, j'aperçois deux challenges importants dans l'éducation d'un enfant:
- faire tout notre possible pour lui éviter le pire de la vie, limiter les risques…
- faire en sorte que ce côté protecteur ne devienne pas néfaste pour lui, réfréner notre besoin de nous rassurer à tout prix pour que ce ne soit pas cela le pire…
Il y a évidemment beaucoup d'autres challenges, mais en tout cas j'essaierai de me rappeler régulièrement de ces deux là! Certes, ce sera parfois plus compliqué que de résister à l'envie de le réveiller, mais à défaut d'y arriver, j'aurai au moins essayé…